La curiosité et la découverte de mon premier appareil photo, Canon AL1 argentique des années 80, fût le révélateur de ma passion et deviendra 10 ans plus tard mon job dans le domaine du traitement et développement d’images. cette activité complétera ma passion, du clic au tirage papier. 

L’arrivée du numérique bouleversera et changera les codes, même si les débuts ne sentaient pas être une menace pour l’argentique mais plutôt une complémentarité, ses qualités et avantages s’imposeront très rapidement dans notre quotidien. Adieu Canon AL1 qui fera place à un Nikon D850. 

Il y a une chose qui ne changera pas, le plaisir d’essayer de faire LA bonne photo, et pour cela il faut encore être au bon endroit, au bon moment, avoir le matériel approprié ainsi que les bons réglages et de la patience avant l’ultime déclenchement qui fixera l’instant.

Dans le rétroviseur

Retour sur une page de l’histoire de la photo:

Le traitement et le tirage 30′ des films 135 et 120 en laboratoire.

Clin d’œil en images de l’ère argentique en minilab.

Des magasins pour accueillir les clients qui souhaitaient acheter des pellicules et autres accessoires photo ou bien développer et agrandir leurs photos dans un délais très court. La spécificité du concept minilab, d’un côté l’accueil et la partie commerciale et de l’autre la partie production avec son parc machines. 

Immersion côté production avec une développeuse films C41 pour formats 135 et 120 des négatifs couleurs, avec sa grande capacité de traitement grâce à son autoloading permettant ainsi l’envoi de plusieurs films en simultané. Mais nous sommes encore bien loin de l’immédiateté du numérique car ceci n’est que la première phase avant d’avoir l’image finale. Et oui, il fallait être patient avant de pouvoir analyser le résultat de ses prises de vues qui parfois réservées bien des surprises!     

La tireuse qui se composait de deux parties:

Partie sèche et partie humide avec d’un côté le scanner permettant l’analyse et l’exposition du négatif sur le papier photo et de l’autre la partie chimie permettant le développement puis pour finir le séchage et la coupe. Dotée d’une grande capacité de production, cette MSC3.2P tenait la cadence de 5 à 7000 tirages 10×15/jour.

Puis les tireuses hybrides: numérique/argentique, (Nortisu 2901), permettant de traiter les premiers supports digitaux jusqu’aux formats 30×45 commencèrent à se faire une place au sein des labos. Prouesse technologique et gage de qualité au rendez-vous, une nouvelle page est en train de s’écrire.

Mais bien évidemment, afin de garantir une qualité de développement constante, il y a des étapes obligatoires comme les maintenances préventives mensuelles qui permettent de maintenir en bonne santé le parc machines dont les organes sont mis à rudes épreuves.  

Mais avant d’ouvrir le rideau à la clientèle, il y a une étape cruciale qui donnera le ton de la journée, à savoir si production il y aura? Le lancement des tests sensitométriques qui déterminent la bonne santé de la chimie et qui seront mesurés et comparés à des normes très strictes. Le traçage des courbes B.V.R permettra de valider la conformité des bains ou de les corriger le cas échéant      

Soucieux et précurseur de l’écologie dans le retraitement des chimies (années 1999), ce magasin était doté d’une station de retraitement des chimies par évaporation. Les sels d’argents étaient récupérés à l’état pur grâce à une anode et une cathode.